Avant j'étais . Maintenant non.

Avant j'étais là. Maintenant non.


Le lycée ça change tout, ça change tout le monde. Ca m'a changé.

Moi je m'appelle Léa D. Je vis à Paris depuis que je suis née. J'ai quinze ans. Je suis donc au lycée. Au lycée Voltaire. Tout le monde connaît. Sacré réputation. Je sors d'Alain Fournier, une aussi bonne réputation ou j'ai vécu des années exceptionnelles.
Là bas j'y ai connu l'essentiel. L'essentiel se résume en une personne, Clara, puis après, Coline, Manon, Andrée et toute la smala.
Mon année de 4e je n'avais dieu que pour une personne. Un garçon. Je n'ai jamais été aussi amoureuse. Mon copain ne signifiait rien. C'était ce garçon et lui seul. Je ne pensais que par lui.
Mon année de 4e j'ai jamais autant souffert. Ca a duré combien de temps ? Disons jusqu'à la fin 3e. Maintenant au lycée il m'arrive d'y penser et d'avoir un léger pincement au coeur, à ce moment là j'évite de regarder les gens car je sais que j'ai les yeux humides et j'ai assez montré ma faiblesse à mon entourage de l'année dernière. Je ne veux pas recommencer.
J'aime mon lycée. Voltaire est différent. Voltaire est original. Voltaire a des originaux. Quel plaisir avec la famille de sortir après déjeuné et de se griller une clope ?!
Je suis passionnée et passionnante. Passionnante dans le sens ou je me suis toujours senti différente, l'absurde dans l'histoire c'est que je ne le suis pas. Jeune je suivais le pas tel un mouton petit dernier dans la course de la transhumance, maintenant je déteste les gens qui suivent. Je n'aime pas suivre. Je ne suis pas une suivante, jamais je n'en serai une.
Côté passion on va résumer ça en deux mots. Littérature et musique. Donc l'art.
J'aime lire, j'aime écrire, j'aime découvrir, j'aime ça. J'aime Oscar Wilde, j'aime Baudelaire, j'adore Bret Easton Ellis un écrivain américain ultra connu grâce à ses fameux bouquins. Luna Park, American Psycho, Les Lois de l'Attraction. Plongée dans un roman je ne vis plus. Je n'entends plus, je ne vois plus rien si ce n'est des mots et toujours des mots.
La musique. La musique ça permet de s'évader. La musique c'est une sorte de générique du doliprane. Bob Dylan, The Libertines, Dirty Pretty Things, MGMT, Richard Hell & the Voidoids, The Ramones, The Beatles. Après, je peux allez jusqu'à TTC, Run DMC, Snoop Dog à Jacques Brel, George Brassens, Serge Gainsbourg.
Je suis ouverte à tout. TOUT.
Cet été, j'ai appris l'histoire de ma famille. J'ai appris certaines histoires de pédophilies, d'inceste, de tortures, de skysophrénie, de mal être. J'ai appris dans quelle famille je suis.
Je suis dans une famille cinglée. Sûrement je deviendrai cinglée plus tard. Qui sait. Vieille je le serai, je ne le redoute pas, je n'ai pas peur de la mort ni de la vieillesse car je profite.
Je profite de ma jeunesse, je fais tout ce que je pourrai pas faire plus tard. Oui oui, je fume, et comme un pompier pense certains, je bois en soirées et le pilons va de bon train. Et oui, c'est certes, pathétique, mais à quinze ans, je peux le dire, je suis dans ma période rebelle.
Je ne suis pas hypocrite, je suis cynique. Je ne critique pas, je constate. Je remarque certains détails si vous préfèrez.
Comment je veux finir ? Je n'en sais rien. Dans un appartement minuscule, à Londres, avec mon mec. Autour d'un verre, une clope à la main, un pilon à l'autre, à discuter de tout, mais surtout de rien en écoutant Ludwig van.
J'ai trop regardé Orange Mecanique ? Possible. Mais quel film il faut dire !

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 07:40

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 12:40